Chronologie complète des événements
Une reconstitution chronologique complète du litige, des conclusions juridiques et de l'escalade géopolitique — de l'incorporation de SOREMI en 2008 à l'intervention américaine de février 2026.
Droits miniers acquis
Les permis de prospection pour les zones Yanga-Koubanza et Boko-Songho sont accordés à Brazzaville Mining and Resources. Ils seront convertis en permis de recherche en juin 2005 et transférés à SOREMI SA en mars 2006.
Convention minière de SOREMI signée
SOREMI SA, dirigée par le PDG Igor Goldenberg (nationalité américaine), signe une convention minière de 25 ans renouvelable avec la République du Congo pour ~1 479 km². SOREMI s’engage à investir au minimum 50 M$. La République du Congo conserve 10% d’intérêt gratuit.
Investissement de Gerald : 100 M$+ en exploration
Gerald Group investit plus de 100 M$ en exploration, forage et développement extensifs. Cet investissement initial considérable prouve la ressource et réduit substantiellement le risque du projet pour un futur partenaire.
Premier accord avec CNG — Échec
CNG est présenté au projet SOREMI. Les négociations échouent car Gerald valorise le projet à 800 M$, un prix que CNG refuse de payer. Cet échec prépare le terrain pour une structure de partenariat différente.
Craig Dean devient PDG de Gerald Group
Craig Dean, chez Gerald depuis 2007 et ancien directeur financier, est nommé PDG. Ce changement de direction est le catalyseur pour relancer les négociations avec CNG et concevoir une nouvelle structure d’accord créative.
Le contrat d’achat d’actions (SPA)
CNG acquiert 65% de SIL pour un paiement de performance basé sur la valeur prouvée de la mine. CNG finance la construction, Gerald est récompensé en fonction du potentiel multi-milliardaire du gisement. Mais en parallèle, le négociateur principal de CNG, Tong Junhu, est impliqué dans un accord de corruption secret.
Le schéma de corruption secret
Pendant les négociations du SPA, Tong Junhu (négociateur principal de CNG) est secrètement impliqué dans un accord de consultance fictif via Beijing Kehong. Au moins 2,75 M$ de pots-de-vin sont versés entre 2014 et 2017. CNG allèguera plus tard que cette corruption a influencé la structure de l’accord.
Accord d’actionnaires (SHA) signé
Le SHA formalise le partenariat CNG (65%) / Gerald (35%) dans SIL. Inclut des clauses strictes de droit de préemption (ROFR) pour les transferts d’actions et définit le processus de détermination du prix équitable.
La purge anti-corruption commence — Sun Zhaoxue arrêté
Sun Zhaoxue, ancien DG de CNG qui a approuvé l’investissement SOREMI, est placé sous enquête par la CCDI. Deux jours plus tard, Wang Ronghu (DG d’une filiale CNG) est également arrêté. Sun sera condamné à 16 ans de prison en décembre 2016.
La stratégie de sous-exploration de CNG
CNG finance et gère la construction de l’usine Phase I (200 M$), achevée en 2017. Mais CNG ne réalise qu’une exploration minimale. Le Tribunal constatera plus tard que CNG a manqué à son obligation d’exploration approfondie — supprimant la valorisation de la mine et minimisant le paiement de performance dû à Gerald.
Le piège de la lettre de notification
CNG propose de transférer sa participation de 65% à sa filiale cotée CGG pour 86,32 M$. Le véritable objectif : cristalliser une faible valorisation pour éviter le paiement de performance dû à Gerald. Cela déclenche le droit de préemption (ROFR) de Gerald.
La panique et la tentative de révocation
Réalisant que Gerald pourrait accepter l’offre, CNG tente frénétiquement de révoquer l’offre par des communications orales. Le Tribunal statue plus tard que cette révocation était invalide.
Gerald contre-attaque — ROFR exercé
Gerald accepte formellement l’offre d’achat de 100% des actions de CNG pour 86,32 M$, exerçant son ROFR. Cela lie juridiquement CNG à vendre l’actif.
La décision d’arrêt — Sabotage délibéré
CNG arrête unilatéralement toutes les opérations minières, invoquant le COVID-19 comme prétexte. Les coûts fixes seuls dépassaient 2 M$/mois. Le Tribunal statue plus tard qu’il s’agissait d’un acte délibéré de sabotage.
Début de l’arbitrage HKIAC
Gerald dépose une demande d’arbitrage auprès du Centre d’arbitrage international de Hong Kong (HKIAC). La guerre juridique commence.
Première sentence partielle — Le transfert d’actions
Le Tribunal (Peter Leaver KC, Dr. Michael Moser, Dr. Rimsky Yuen) statue entièrement en faveur de Gerald. CNG est tenu de transférer ses 65% à Gerald pour 86,32 M$.
Deuxième sentence — La violation d’exploration
Le Tribunal constate que CNG a violé son obligation d’exploration approfondie conformément aux bonnes pratiques de l’industrie. Le quantum des dommages est réservé pour une sentence ultérieure.
La Haute Cour rejette la contestation de CNG
La juge Mimmie Chan rejette la demande de CNG d’annuler la première sentence, critiquant CNG pour avoir cherché des failles.
Pillage d’actifs — 140 M$ transférés en Chine
Immédiatement après le rejet de sa contestation, CNG commence à transférer systématiquement les actifs de SIL. Environ 140 M$ sont transférés des comptes bancaires de SIL à Paris vers un compte Exim Bank en Chine continentale — pour rendre les sentences arbitrales sans valeur.
Troisième sentence — Exécution spécifique
CNG refusant toujours de transférer les actions, le Tribunal ordonne l’exécution spécifique du transfert d’actions.
Deuxième contestation rejetée
Le juge adjoint Reyes rejette la demande de CNG d’annuler la deuxième sentence, rejetant leur litanie de plaintes.
Ordonnance de garantie de 100 M$
Le Tribunal ordonne à CNG de verser 100 M$ en garantie pour la réclamation d’exploration. Le Tribunal note la conduite malhonête et la défiance de CNG. Le montant indique que les dommages pour l’exploration pourraient être considérables.
Quatrième sentence — Violation de la Phase II
Le Tribunal constate que CNG a violé le SHA en ne développant pas la Phase II du projet. Encore une violation confirmée.
La purge s’accélère — 3 dirigeants CNG enquêtés
Lu Jin (Président de CNG) placé sous enquête en septembre. Chen Xiongwei (ancien Président) enquêté en décembre. Zhao Zhanguo (Vice-Président) enquêté en décembre. Trois dirigeants successifs de CNG rattrapés par la campagne anti-corruption de Xi.
CNG lance un troisième arbitrage
Désespéré, CNG initie un troisième arbitrage pour tenter d’annuler l’ensemble de l’accord, réclamant la rescision du SPA et du SHA et des dommages pour allégations de corruption — contre son propre ancien dirigeant Tong Junhu.
Le tribunal des BVI déclare CNG en outrage
Le tribunal commercial des BVI déclare CNG en outrage au tribunal pour non-respect des ordonnances. Le registre des actions de SIL est rectifié : Gerald est enregistré comme propriétaire à 100% de la mine SOREMI.
Tong Junhu expulsé du PCC pour corruption
Tong Junhu, négociateur principal de CNG pour l’accord SOREMI, est officiellement expulsé du Parti communiste chinois pour corruption. Les médias chinois lient directement son cas à une affaire d’acquisition à l’étranger faisant l’objet d’un arbitrage à Hong Kong — référence directe à SOREMI.
La Cour d’appel de HK confirme la corruption
La Cour d’appel de Hong Kong (HKCA 1068) publie un jugement détaillant les allégations de corruption contre Tong Junhu, cimentant le lien entre la corruption et le litige SOREMI.
L’ordonnance d’exclusion
Un procureur local de Brazzaville émet un acte d’accusation interdisant Craig Dean (PDG de Gerald) d’accéder au site minier de SOREMI. Probablement orchestré par CNG pour exclure physiquement la direction de Gerald.
L’ordre du PM — Souveraineté affirmée
Le PM Makosso convoque une réunion de haut niveau avec six ministres et ordonne à CNG de se conformer à la loi et de remettre le contrôle à Gerald. Un rare moment de souveraineté.
Le blocus — Défiance armée
CNG/SOREMI bloque l’entrée de la mine et gare des véhicules sur l’héliport pour empêcher l’atterrissage d’une délégation ministérielle. Des gardes armés sont déployés. Le personnel chinois déclare qu’il ne partira pas sans les ordres de l’Ambassadeur de Chine.
L’affrontement continue
Les responsables de CNG bloquent physiquement la passation. Ce n’est pas un litige commercial — c’est un État étranger occupant un territoire souverain.
Le tribunal des BVI rejette les allégations de corruption
La Haute Cour de Hong Kong rejette les allégations de corruption de CNG contre Gerald comme hautement peu fiables et vexatoires.
Le moment de vérité — CNG avoue
Les dirigeants de CNG se rendent à Brazzaville et avouent au PM qu’ils contrôlent TOUT — contredisant leur témoignage devant le tribunal de HK. Ils exigent l’aide du PM pour défier la loi, invoquant les relations sino-congolaises.
La lettre accablante — Guerre économique
CNG envoie une lettre au Ministère des Affaires Étrangères du Congo menaçant de conséquences économiques si le gouvernement fait appliquer la loi. Elle recycle des allégations de corruption démenties et menace tous les investissements chinois au Congo.
Le revirement du PM — Capitulation
Sous l’extrême pression de Pékin, le PM revient sur sa position en seulement 10 jours. Il propose une expropriation illégale : 46% CNG / 28% Gerald / 26% État — récompensant l’occupant illégal.
Contre-offensive américaine — Première priorité
La Chargée d’affaires américaine Amanda Jacobson rencontre le Président du Sénat Pierre Ngolo, contournant l’exécutif compromis. Elle déclare la récupération de cet actif sa première priorité.
Le Congo affirme sa souveraineté : Protocole d'Accord
Le gouvernement congolais émet un Protocole d'Accord proposant la réorganisation de la structure actionnariale et de la gouvernance de SOREMI SA. C'est la première fois que l'État congolais prend une initiative formelle pour reprendre le contrôle de la situation.
Les avocats de CNG admettent : zéro propriété, zéro contrôle
Dans deux lettres obtenues, les avocats de CNG (McDermott Will & Schulte) admettent formellement que CNG "n'a plus aucun intérêt dans SOREMI" et prétendent n'avoir "aucune implication" dans la mine. Pourtant, dans la même correspondance, ils proposent d'émettre des directives au personnel qu'ils prétendent ne pas contrôler. Ils refusent de diriger l'Ambassadeur de Chine, admettant implicitement l'implication de l'État chinois.